Cie AuLoindesÎles


Les Dramuscules (un dé-montage)

" Bernhard est une lecture de jeunesse offerte par un compagnon qui m’est cher et qui m’a valu la rencontre de cet auteur. Comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie. Dimension des aléas qui me sont revenus dans les mains par le biais des Dramuscules.
Il s’est imposé comme une évidence – un risque à prendre. Pour sa difficulté.
Difficulté à rendre cette langue poétique mais strictement théâtrale : un cheminement obsessif, constant et spirale qui vise néanmoins, dans sa fuite, vers un objectif visible et déclaré. Celui de la dénonciation violente d’une société violente. Par la satire. Et pas n’importe quelle société. Il est question ici du fascisme – quel qu’en soit sa forme.

Contre les fascismes, Bernhard fait de son théâtre comme de sa littérature, une œuvre blasphématoire. Strictement contre. Incisif comme un scalpel de dissection. Pour se défendre. Avec un parapluie cousu de mots. Une poésie donc mais avec situation. "
Emilien Malausséna